Nick Kamen – Each Time You Break My Heart (1986)

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C’est ce chanteur que vous voyez se déshabiller dans la pub Levi’s.

Peut-être, avez-vous déjà entendu son titre « I Promised Myself » en 1990 :

Tribute

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La loi autorisant le mariage pour tous est passée.

Je n’ai pas réussi à faire la fête. Je n’ai pas réussi à être content.
Vous savez quoi? J’ai pensé à tous les copains et patients morts du Sida.
Je ne sais pas trop pourquoi.

Je me suis dit qu’ils auraient sans doute été heureux de voir ça.
Ou peut-être pour certains, ils auraient voulu pouvoir mourir mariés, avec ceux qu’ils aimaient.

J’ai même pensé à Christophe. Qui a perdu l’amour de sa vie…
Le lendemain, étrangement, Christophe a publié un article sur ce mariage. Il avait une pensée pour son amour. L’amour de sa vie. Qui avait décidé de s’effriter dans ses bras. De disparaître d’avoir aimé.

J’ai dîné avec Anne qui a appelé un de ses copains : « Alors, tu es content? »
Il a répondu : « Oui je suis content, mais je suis triste. Je pense à tous mes copains morts du Sida. »

Je me sens moins seul. Mais pourquoi cette association?
Et bien sûr, je suis profondément heureux. Et ému. Un peu comme si c’était l’aboutissement d’un combat ou une réparation. Peu importe.

Le Palace – Le Clubbing Parisien des 80’s

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Le Palace – clubbing discotheque – Vidéo Dailymotion.

En passant

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C’est un petit peu flou.

J’avais presque 7 ans.

Flou mais j’ai quelques flashs.

Nous habitions le quartier latin depuis janvier 1967.

Un peu plus d’un an.

Nous étions donc en mai 68 en plein quartier latin.

J’aimais aller à l’école parce que le matin on voyait les voitures qui avaient été retournées pendant la nuit avec un drôle de toit enfoncé.

Et puis celles qui avaient brûlé. Toujours d’une couleur noire et orange.

Et puis à l’école on jouait tout le temps aux étudiants et aux CRS.

Malgré l’interdiction, je descendais souvent dans la rue pour guetter les manifestations.

Et puis dès que ça bougeait, on prévenait tous les habitants de l’immeuble pour qu’ils rentrent leurs voitures. Il n’y avait pas de parking et les voitures s’entassaient dans les cours et le jardin.

Une nuit, mon frère m’a réveillé. Il y avait un vacarme fou. La lumière n’était pas régulière. Il m’a dit « On est tout seuls. Papa et maman ne sont pas là ».

Il avait beau avoir 3 ans de plus que moi, c’était un grand trouillard.

Donc, nous sommes sortis sur le pallier. Il y avait plein de monde.

Des blessés. Il fallait passer entre les gens pour descendre.

« Ils doivent être en train de manifester! »

Je voulais sortir mais mon frère ne voulait pas. La porte sur la rue s’est ouverte.

Des blessés sont entrés. Derrière, je revois les flammes et les gens courir dans tous les sens. Je me souviens que nous avons du être attrapés par une voisine.

Je me revois bien chez elle avec mes parents venant nous récupérer.

J’étais fier. Ils avaient un foulard sur le nez et la bouche, comme les cow-boys.

Et puis des brassards de la croix rouge. Une infirmerie avait été installée dans l’immeuble.

Le lendemain sans doute, ma mère nous accompagne à l’école.

Il n’y avait personne. Plus de rue. Des barricades qui fumaient.

Et l’odeur de lacrymogènes qui piquait le nez et les yeux.

L’école était fermée. Nous avons été expédiés dans l’Allier.

Ça devenait compliqué à Paris.

Mais nous avons un peu vécu ce qui allait changer les 20 prochaines années.

69 – 1

Levi’s 501 – 1985

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Colin

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Étienne était parti réviser son bac chez en week-end à la campagne.

Ça lui arrivait souvent.

En fait la campagne était un grand appartement dans le 6ème.

Les parents de Bruno n’étaient jamais là. « c’était cool ».

Et la nuit c’était rue Montmartre.

Un peu allumeur l’Etienne. Il était toujours assez sexy. Généralement à poil sous son jean. Ce soir il était même pieds nus. Et oui c’était la mode. Torse nu sous une veste en jeans. Un miracle personne n’a piétiné ses pieds.

Fabrice à l’entrée a fait comme à l’habitude son bonjour chaleureux à Étienne.

Il faisait très chaud. Étienne avait du boire une coupe. Ou deux.

Il était enivré par la musique.

Pour une fois, tout en haut du balcon, les baisers dans le cou et sur la bouche se sont égarés. Un peu plus.

Valérie finit par le retrouver. En haut du balcon. Position inconfortable.

« Tes parents sont là! »

« Où? »

« En bas. On se casse »

Valérie a gueulé contre son oncle et sa tante qui n’avaient rien à faire ici.

Elle aussi était partie réviser à la campagne.

Elle regardait son cousin.

« Tu es homo? »

« Je ne sais pas.  »

Elle a souri.

Étienne est parti de son côté.

Fabrice lui a appelé un Taxi en lui disant « va au 7 ».

Le Taxi râlait car il avait eu du mal à se frayer un chemin.

Quelqu’un s’est jeté sur le taxi et s’est assis à côté de lui.

C’était Colin. Celui du balcon.

Au 7, ça n’a pas duré longtemps. Il y a eu une descente de flics.

Et Étienne n’avait pas 18 ans. Colin l’a tiré par le bras et ils sont sortis à temps.

Étienne et Colin se sont retrouvés un an ou deux après. Au Palace.